Je ne crois plus en l’amour, et c’est très bien ainsi

Je ne crois plus en l’amour

Il était une fois le prince charmant… la belle attendit cent ans avant d’être réveillée par un baiser, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ! Qui n’a été abreuvé par des histoires d’amour, depuis sa tendre jeunesse ? Roméo et Juliette, Tristan et Iseult, Marc Antoine et Cléopâtre, Rimbaud et Verlaine…

Notez bien, que si nous vivons sous le règne du romantisme en France depuis le début du XIXe siècle, l’Amour ne date pas de cette période. Et oui, les anciens aussi parlaient d’amour, mais de manière classique, le plus souvent même, à travers des tragédies. Au 18e et 19e siècles, en gros, les gens en ont un peu ras le bol, ils ont besoin de passion, de frivolité, de liberté mais pour ne pas paraître trop léger et superficiel, l’auteur, l’artiste saupoudre tout ça de mélancolie. Il faut du sombre, pour faire ressortir par contraste l’amour.

Et nous contemporain dans tout ça?

Mais tout ça c’était avant… pour moi l’amour quand j’avais 12 ans c’était un curieux mélange, assez indescriptible entre la passion, l’envie, la sexualité, la jalousie, la joie, l’obsession, l’exaltation. Un truc à retourner la tête pendant des semaines, voire des mois.

Chaque fois que je croisais une fille qui remplissait mes critères (certes inconscients pour la plupart), je tombais amoureux, raide dingue… j’oubliais juste un détail, pour avoir une relation qui fonctionne un minimum, il faut être deux !

La nature est mal faite, car parfois j’étais amoureux seul et donc triste, parfois alors que j’étais déjà deux se présentait une candidate qui compliquait tout ! Et si la première percevait mon intérêt pour la deuxième, je me retrouvais seul à nouveau triste.

Amour rien à comprendre

L’amour en plus c’est n’importe quoi, un jour tu es persuadé que tu es fou amoureux, quelques jours plus tard, tu en n’est moins sûr, le mois suivant plus trace d’amour.. disparu.  Il ne reste alors qu’une espèce de sentiment diffus, entre la gêne et l’exaspération. Relativement facile à gérer si la partenaire se révèle être une mégère acariâtre, beaucoup plus sensible si Mademoiselle est charmante.
La situation inverse se révèle malheureusement aussi possible, l’amour nous éclabousse, mais au bout de quelques temps la bénéficiaire s’en lasse et nous quitte, certains s’en remettent en quelques jours, d’autres ne s’en remettent jamais vraiment ! Dangereux cette affaire.

Inutile de vous dire que j’ai connu les deux situations, j’en ai pris plein la gueule, mais j’ai également fait souffrir. C’est marrant je voyais pas ça comme ça quand j’étais petit, faut dire qu’on n’est pas trop renseigné sur l’amour à cinq ans, ou alors uniquement sur l’amour parental et filial.

Plus tard, certains auront la chance de croiser le grand Amour, celui qui résistera aux enfants, aux maladies, aux problèmes d’argent, et à la cuvette des toilettes non baissée ! Pour les autres, un marathon s’engage ou plutôt une course de relais. Chacun court après quelque chose, mais après quoi ?

Est-ce que c’est plus facile de courir à deux ou bien seul ?

Moi j’ai ma réponse, je joue en duo, mais il n’empêche que je ne crois plus à l’Amour !

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